Moliere 2018 : Une soirée sous le signe de l’ennui

Pour sa 30èmecérémonie, on aurait pu croire que l’académie des Molière, présidée par le producteur-star Jean-Marc Dumontet, mettrait les petits plats dans les grands. On s’attendait à en prendre plein les yeux, à célébrer la variété de ce qui fait la scène théâtrale dans de grands éclats de rires et des rivières d’émotions. 30, c’est tout de même un chiffre important. Pour notre part, cela fait 20 ans que nous sommes assis devant notre poste.

Force est de constater que rarement la cérémonie avait atteint des abysses d’ennui comme celle que nous a proposé Zabou Breitman. Alors que Nicolas Bedos et Alex Lutz étaient parvenus à en faire une remise de prix légère et fine, une belle lettre d’amour à ce noble art, Zabou a fait régresser l’ensemble. Si elle est une bonne remettante, elle ne semble pas avoir les épaules pour être l’auteur et le chef d’orchestre d’une telle soirée : aucune tenue, aucun rythme et des blagues qui tombent à plat le plus souvent. Disparus les instants de poésies pure où Poiret pouvait côtoyer Jules Verne. L’hommage de Chantal Ladesou à Paul Claudel était une bonne idée qui est retombée comme un soufflé. Seuls quelques artistes sont parvenus à sortir le public de leur torpeur telle la divine (et toujours distinguée) Blanche Gardin.

Pour ce qui sont des lauréats, aucune surprise en vue si ce n’est notre capacité à nous planter totalement dans nos pronostics. Nous pensions que les votants feraient des choix moins attendus et ce ne fut pas le cas. Ainsi, Adieu Monsieur Haffmann, Ariane Mnouchkine et Joël Pommerat ont dominés la soirée. Nous ne remettons pas en cause la légitimité de ces récompenses. Si nous n’avons pas vu le premier, Ariane Mnouchkine mérite amplement son prix qui sonne comme une revanche pour son absence de nomination l’année dernière ; et nous avons pu être émerveillé devant le Cendrillonde Joël Pommerat à sa création… en 2011 ! En revanche, nous sommes en droit de nous poser la question de la représentation de la diversité artistique du paysage théâtral. Le subventionné semble être posé là comme un moyen de se dédouaner, pour éviter qu’on reproche son absence.

Gageons que L’Académie des Molière aura appris de ses erreurs de cette année et nous offrira, l’année prochaine, une cérémonie à la hauteur de cet art vivant qui nous fait vibrer de concert à chaque représentation.

Molière du Théâtre privé :

– Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

Molière du Théâtre public :

– Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Molière de la Comédie :

– Le Gros Diamant du Prince Ludwig, de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

Molière de la Création visuelle :

– Cendrillon, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Scénographie : Éric Soyer, costumes : Isabelle Deffin, lumière : Éric Soyer, vidéo : Renaud Rubiano.

Molière du Spectacle musical :

Histoire du soldat, de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.

Molière de l’Humour :

– Blanche Gardin, dans Je parle toute seule, de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

Molière du Jeune public :

– Le Petit Chaperon rouge, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

Molière du Seul/e en scène :

– Vous n’aurez pas ma haine, avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions – Arnaud Bertrand

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :

– Jacques Gamblin, dans 1 heure 23’14 ’’ et 7 centièmes, de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :

– Laure Calamy, dans Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :

– Marina Hands, dans Actrice, de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

Molière du Comédien dans un second rôle :

– Franck Desmedt, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :

– Christine Murillo, dans Le Tartuffe, de Molière, mise en scène Michel Fau.

Molière de la Révélation masculine :

– Rod Paradot, dans Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière de la Révélation féminine :

– Julie Cavanna, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de l’Auteur francophone vivant :

– Jean-Philippe Daguerre, pour Adieu Monsieur Haffmann.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :

– Joël Pommerat, pour Cendrillon, de Joël Pommerat.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public :

– Ariane Mnouchkine, pour Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil.

 

Un article de Florian Vallaud

 

Molière 2018 : Les nominations

Et voilà, nous y sommes ! Pour les omnivores culturels que nous sommes, le temps des cérémonies rythme l’année. Nous attendons avec voracité les nominations pour voir si les œuvres que nous avons soutenu seront distinguées par la profession. Après les Césars et les Oscars, il est venu le temps des Molière 2018. La liste des heureux élus a été dévoilée hier en conférence de presse et nous ne pouvions pas ne pas vous en parler. Commentaires et pronostics ( en gras dans chaque catégorie), c’est maintenant ! Quand il n’y a rien, c’est que nous n’avons pas vu les spectacles sélectionnés et que nous nous gardons bien d’avoir un avis basé sur rien.  Il est toutefois surprenant de noter que certains spectacles nommés datent d’il y a plusieurs années, et amusant de souligner que l’académie semble avoir entendu la « polémique » de l’année dernière autour de l’absence d’Ariane Mnouchkine. Résultat, on la retrouve dans toutes les catégories possibles.

Molière du Théâtre privé :

– Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Petit Montparnasse.

– Cendrillon, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

– Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat, Comédie des Champs-Élysées.

– Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

On ne va pas se mentir, Catherine Hiegel a toutes ses chances cette année. Alexis Michalik n’est pas là pour lui ravir les récompenses et son Marivaux fait grand bruit auprès de la presse et du public. Notre cœur serait volontiers allé du côté de Joël Pommerat mais ce spectacle date de 2011 et vient du théâtre public : alors, il ne faut tout de même pas plaisanter !

Molière du Théâtre public :

– Adieu Ferdinand !, de Philippe Caubère, mise en scène Philippe Caubère, La Comédie Nouvelle.

– Les Fourberies de Scapin, de Molière, mise en scène Denis Podalydès, Comédie-Française, Salle Richelieu.

– Saigon, de Caroline Guiela Nguyen, mise en scène Caroline Guiela Nguyen, Les Hommes approximatifs.

– Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Entre les deux, nos cœurs balancent. Le Scapin de Podalydès est sans conteste une œuvre fringante et pleine de jeunesse. Mais nous gardons un vrai amour pour le Théâtre du Soleil et ses superproductions émotionnelles et artistiques.

Molière de la Comédie :

– C’est encore mieux l’après-midi, de Ray Cooney, mise en scène José Paul, Théâtre des Nouveautés.

– Deux mensonges et une vérité, de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre Rive Gauche.

– Le Gros Diamant du Prince Ludwig, de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, adaptation Gwen Aduh et Miren Pradier, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre du Gymnase.

– Ramses II, de Sébastien Thiéry, mise en scène Stéphane Hillel, Théâtre des Bouffes Parisiens.

Molière de la Création visuelle :

– Cendrillon, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Scénographie : Éric Soyer, costumes : Isabelle Deffin, lumière : Éric Soyer, vidéo : Renaud Rubiano.

– Saigon, de Caroline Guiela Nguyen, mise en scène Caroline Guiela Nguyen, Les Hommes approximatifs.

Scénographie : Alice Duchange, costumes : Benjamin Moreau, lumière : Jérémie Papin.

– Le Tartuffe, de Molière, mise en scène Michel Fau, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Décors : Emmanuel Charles, costumes : Christian Lacroix, lumière : Joël Fabing.

– Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil, mise en scène Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil.

Décors : Ariane Mnouchkine, Benjamin Bottinelli-Hahn, David Buizard, Kaveh Kishipour, Elena Antsiferova et Anne-Lise Galavielle, costumes : Marie-Hélène Bouvet, Nathalie Thomas et Annie Tran,  lumière : Virginie Le Coënt, Lila Meynard, Elsa Revol et Geoffroy Adragna.

Mnouchkine : encore, toujours, à jamais !

Molière du Spectacle musical :

– La Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau, adaptation Johanna Boyé et Paméla Ravassard, mise en scène Johanna Boyé, Atelier Théâtre Actuel.

– Grease, de Jim Jacobs et Warren Casey, adaptation Nicolas Engel, mise en scène Martin Michel et Véronique Bandelier, Théâtre Mogador
– Histoire du soldat, de Ramuz et Stravinsky, mise en scène Stéphan Druet, Théâtre de Poche-Montparnasse.
– Priscilla – Folle du désert, de Stephan Elliott et Alan Scott, adaptation Philippe Hersen, mise en scène Philippe Hersen, Casino de Paris.

Nous avions évoqué sur ce site tout l’amour que nous portions à Priscilla – folle du désert, mais nous avions encore plus été transcendé par la force poétique de Histoire du soldat avec le beau et talentueux Julien Alluguette. Il faut soutenir ce genre de spectacles qui misent sur l’émotion pure.

Molière de l’Humour :

– Jérôme Commandeur, dans Tout en douceur, de Jérôme Commandeur, mise en scène Jérôme Commandeur et Xavier Maingon.

– Jamel Debbouze, dans Maintenant ou Jamel, de Jamel Debbouze, mise en scène Mohamed Hamidi.

– Fabrice Éboué, dans Plus rien à perdre, de Fabrice Éboué, mise en scène Thomas Gaudin.

– Blanche Gardin, dans Je parle toute seule, de Blanche Gardin, mise en scène Maïa Sandoz.

– Manu Payet, dans Emmanuel avec Manu Payet, de Manu Payet, mise en scène Benjamin Guède

Molière du Jeune public :

– Le Livre de la Jungle, de Ely Grimaldi et Igor de Chaillé, mise en scène Ned Grujic, Théâtre des Variétés.

– Le Malade imaginaire, de Molière, adaptation Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Théâtre Saint-Georges.

– Le Petit Chaperon rouge, de Joël Pommerat, mise en scène Joël Pommerat, Cie Louis Brouillard.

– Les Petites Reines, d’après Clémentine Beauvais, adaptation Justine Heynemann et Rachel Arditi, mise en scène Justine Heynemann, Production Soy Création.

Molière du Seul/e en scène :

– Françoise par Sagan, avec Caroline Loeb, d’après Françoise Sagan, adaptation Caroline Loeb, mise en scène Alex Lutz, Petit Montparnasse.

– Je parle à un homme qui ne tient pas en place, avec Jacques Gamblin, de Jacques Gamblin et Thomas Coville, mise en scène Jacques Gamblin, Les Productions du Dehors.

– Le Livre de ma mère, avec Patrick Timsit, d’Albert Cohen, mise en scène Dominique Pitoiset, Théâtre de l’Atelier.

– Vous n’aurez pas ma haine, avec Raphaël Personnaz, d’après Antoine Leiris, mise en scène Benjamin Guillard, 984 Productions – Arnaud Bertrand

Le gagnant de cette catégorie semble tout indiqué tant son texte a une triste résonance dans la France d’aujourd’hui.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé :

– Yvan Attal, dans Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

– Grégori Baquet, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

– Jean-Pierre Darroussin, dans Art, de Yasmina Reza, mise en scène Patrice Kerbrat.

– Vincent Dedienne, dans Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public :

– Philippe Caubère, dans Adieu Ferdinand !, de Philippe Caubère, mise en scène Philippe Caubère.

– Jacques Gamblin, dans 1 heure 23’14 ’’ et 7 centièmes, de Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre, mise en scène Jacques Gamblin.-

Benjamin Lavernhe, dans Les Fourberies de Scapin, de Molière, mise en scène Denis Podalydès.

– Philippe Torreton, dans Bluebird, de Simon Stephens, mise en scène Claire Devers.

Philippe Caubère a beau être un immense comédien qui ne nous déçoit jamais, il a déjà été récompensé il y a peu et Benjamin Lavernhe semble être la nouvelle coqueluche du Théâtre Français tant il rivalise de talent dans le rôle de Scapin.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé :

– Laure Calamy, dans Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, mise en scène Catherine Hiegel.

– Isabelle Carré, dans Baby, de Jane Anderson, adaptation Camille Japy, mise en scène Hélène Vincent. 

– Anne Charrier, dans En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut, adaptation Victoire Berger-Perrin, mise en scène Victoire Berger-Perrin.

– Mélanie Doutey, dans Douce Amère, de Jean Poiret, mise en scène Michel Fau.

Parce qu’il faut récompenser ce spectacle poignant qui pose de vraie question d’actualité sur l’adoption.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public :

– Christiane Cohendy, dans Tableau d’une exécution, de Howard Barker, mise en scène Claudia Stavisky.

– Marina Hands, dans Actrice, de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

– Catherine Hiegel, dans La Nostalgie des blattes, de Pierre Notte, mise en scène Pierre Notte.

– Anne Kessler, dans L’Hôtel du libre-échange, de Georges Feydeau et Maurice Desvallières, mise en scène Isabelle Nanty.

Molière du Comédien dans un second rôle :

– Jean-Paul Comart, dans Michel Ange et les Fesses de Dieu, de Jean-Philippe Noël, mise en scène Jean-Paul Bordes.

– Vincent Deniard, dans Baby, de Jane Anderson, adaptation Camille Japy, mise en scène Hélène Vincent.

– Franck Desmedt, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

– Didier Sandre, dans Les Fourberies de Scapin, de Molière, mise en scène Denis Podalydès.

– François Siener, dans Michel Ange et les Fesses de Dieu, de Jean-Philippe Noël, mise en scène Jean-Paul Bordes.

– Bruno Solo, dans Baby, de Jane Anderson, adaptation Camille Japy, mise en scène Hélène Vincent.

Molière de la Comédienne dans un second rôle :

– Audrey Bonnet, dans Actrice, de Pascal Rambert, mise en scène Pascal Rambert.

– Isabelle de Botton, dans Clérambard, de Marcel Aymé, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

– Françoise Lépine, dans Le Lauréat, d’après Charles Webb, adaptation Christopher Thompson, mise en scène Stéphane Cottin.

– Christine Murillo, dans Le Tartuffe, de Molière, mise en scène Michel Fau.

– Élodie Navarre, dans Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

– Paméla Ravassard, dans La Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau, adaptation Johanna Boyé et Paméla Ravassard, mise en scène Johanna Boyé.

Molière de la Révélation masculine :

– Arnaud Denis, dans Jean Moulin, évangile, de Jean-Marie Besset, mise en scène Régis de Martrin-Donos.

– Arthur Fenwick, dans Le Lauréat, d’après Charles Webb, adaptation Christopher Thompson, mise en scène Stéphane Cottin.

– Antoine Guiraud, dans Clérambard, de Marcel Aymé, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

– Rod Paradot, dans Le Fils, de Florian Zeller, mise en scène Ladislas Chollat.

Sans conteste le jeune Arthur Fenwick porte Le Lauréat à bout de bras. Nous vous invitons à relire notre critique à ce sujet : nous ne voulons pas en remettre une couche.

Molière de la Révélation féminine :

– Aïda Asgharzadeh, dans La Main de Leila, de Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker, mise en scène Régis Vallée.

– Vanessa Cailhol, dans La Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau, adaptation Johanna Boyé et Paméla Ravassard, mise en scène Johanna Boyé.

– Julie Cavanna, dans Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

– Flore Vannier-Moreau, dans Clérambard, de Marcel Aymé, mise en scène Jean-Philippe Daguerre.

Molière de l’Auteur francophone vivant :

– Aïda Asgharzadeh, pour La Main de Leila (avec Kamel Isker) et Les Vibrants.

– Jean-Philippe Daguerre, pour Adieu Monsieur Haffmann.

– Caroline Guiela Nguyen, pour Saigon.

– Jean-Philippe Noël, pour Michel Ange et les Fesses de Dieu.

– Pierre Notte, pour La Nostalgie des blattes.

– Florian Zeller, pour Le Fils. 

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé :

– Ladislas Chollat, pour Le Fils, de Florian Zeller, et Les Inséparables, de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie.

– Jean-Philippe Daguerre, pour Adieu Monsieur Haffmann, de Jean-Philippe Daguerre.

– Catherine Hiegel, pour Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux.

– Joël Pommerat, pour Cendrillon, de Joël Pommerat.

Elle ronchonnait l’année dernière dans le public devant le succès incommensurable de Michalik, cette année c’est forcément pour elle.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public : 

– Ariane Mnouchkine, pour Une Chambre en Inde, création collective du Théâtre du Soleil.

– Isabelle Nanty, pour L’Hôtel du libre-échange, de Georges Feydeau et Maurice Desvallières.

– Denis Podalydès, pour Les Fourberies de Scapin, de Molière.

– Cyril Teste, pour Festen, de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov.