Bioware à l’initiative

Bioware fait partie de ces studios de développement dont les annonces sont suivies de près par la
communauté des joueurs. D’abord parce qu’elles sont rares, ensuite parce qu’elles s’attellent plus à poser une ambiance plutôt qu’un gameplay. En cela, Bioware fait partie de ces développeurs qui voient dans le jeu-vidéo un média moderne, totalement à même de raconter une histoire et transmettre des émotions. Avec son dernier trailer présentant le prochain volet de la saga Mass Effect, Bioware fait mouche une fois encore… mais risque aussi de frustrer les plus impatients.

Reculons…

Il y a 9 ans, à quelques jours près, sortait le premier volet de la série Mass Effect, immense space-opéra signé Bioware, à l’origine de la série Baldur’s Gate et des deux volets de Star Wars – Knights of the old Republic, deux sagas restées dans le cœurs des amateurs de RPG. Ce sera surtout le portage de Mass Effect sur PC qui le fera passer de succès critique à celui de succès populaire. À raison. Le travail accompli par les développeurs est immense tant en terme d’aire de jeu qu’en terme d’écriture, avec son lot de choix déchirants et de karma (qui influenceront le scénario jusque dans l’opus 3), de personnages doubles, de menace rôdant dans l’ombre et de révélations.

Dès lors, la suite des aventures du Commandant Shepard et de son équipage bigarré est attendue avec une impatience palpable par les joueurs. Elle se matérialise un peu plus de 2 ans plus tard, début 2010. Mass Effect 2 poursuit le récit en corrigeant les menus défauts de son prédécesseur (orientation plus action, aires de jeu plus ramassées…) et en imposant au joueur une relecture de son personnage fétiche. Shepard, déclaré mort, passe du rang de soldat à celui de fantôme et évolue maintenant à la marge. Au travers de Cerberus, l’organisation qui cherche à imposer l’humain comme race majeure dans la galaxie, tout en prônant dans l’ombre sa suprématie, c’est tout un autre pan de la galaxie vue par Bioware qui s’ouvre, plus sombre, moins politique, mais tout aussi passionnant.

En 2012, cette immense œuvre de science-fiction est achevée par Mass Effect 3. Cette fois, la recette du 2 est prise en exemple, et les changement de gameplay sont minimes. Le Commandant Shepard est de retour. Auréolé de ses exploits de l’opus précédent, Shepard est réhabilité par sa hiérarchie, mais c’est sur l’attaque de la Terre par les Moissonneurs, les grands ennemis cachés depuis l’épisode 1, que le jeu s’ouvre et que son destin se révèle. Shepard reprend les rênes du Normandy avec un seul objectif : unifier la galaxie entière contre cet ennemi implacable. Entre choix cornéliens qui décideront du sort des uns et de la mort des autres, d’anciennes querelles qu’il conviendra de résoudre dans la douleur, de pertes et de sacrifices, Mass Effect est un immense baroud d’honneur, et la fin concoctée à l’origine par Bioware, tellement décriée par les joueurs éternellement insatisfaits qu’il leur aura fallu éditer une mise-à-jour la rallongeant, clôt de manière magistrale le cycle Shepard de Mass Effect.

Alors, quand dans la foulée de la sortie de l’épisode 3, Bioware annonçait déjà la sortie d’un nouvel épisode, tous les fans se sont légitimement demandé (et se demandent toujours) ce que les développeurs allaient pouvoir leur concocter.

pour mieux sauter

Nous voilà fin 2016, et l’attente semble toucher à sa fin. « Semble » car le jeu a déjà fait les frais de plusieurs reports, et selon ses développeurs, « pourrait être de nouveau reporté si nécessaire ». Pour le moment daté par un vague Printemps 2017 (certains avancent la date du 21 Mars (premier jour du printemps, donc…)), Mass Effect – Andromeda fait saliver les fans de cet univers foisonnant et les amateurs de RPG depuis environ 3 ans. Après l’énigmatique et poignant trailer du 7 Novembre 2015 (le 7 Novembre ayant été choisi comme jour officieux de Mass Effect, en référence au N7, échelon militaire où pointe le Commandant Shepard), tous étaient pendus aux lèvres de Bioware, guettant la moindre information.

Au contraire du mutique Bethesda (ayant réussi à maintenir le secret quasi absolu sur Fallout 4 jusqu’à 6 mois avant sa sortie), Bioware communique. Il communique peu, mais communique bien, usant d’un savant mélange de trailer posant l’ambiance et de communiqués de presse plus techniques. Pour le moment, la seule réelle preuve que Mass Effect – Andromeda était bien un jeu est une séquence in-game diffusée à l’E3, mais c’est loin d’être la vidéo la plus impressionnante et la plus intéressante de toute la campagne initiée par Bioware.

Car Bioware n’est pas un Rockstar (quand bien même les deux studios savent s’y prendre pour raconter une histoire), il ne tease pas sur le gigantisme de son univers. Bioware n’est pas un Activision, il ne tease pas sur la qualité de ses graphismes (quand bien même sont-ils toujours au top). Bioware vend son univers, son ambiance, ses personnages et son histoire à coups de vidéos savamment mises en scène.

Le N7 Day 2016 ne pouvait donc qu’être attendu avec impatience. Mais cette patience a-t-elle été récompensée ? Deux écoles s’affronteront sans doute.

Les impatients diront que Bioware se fout un peu de la gueule du monde (je schématise…) en proposant un énième trailer sans donner de date précise. Ça peut se comprendre. L’attente est longue et on en sait finalement assez peu sur le produit final. Cependant, et Bioware le reconnaît en évoquant un possible report, le jeu n’est pas prêt. Et à l’heure où les jeux rencontrent de plus en plus de soucis, même terminés (on se souvient encore des optimisations désastreuses d’Assassin’s Creed – Unity et de Batman – Arkham Knight), il sans doute plus sage pour Bioware de garder une date sous silence et frustrer son public plutôt que de l’annoncer en grande pompe et de décevoir tout le monde. Une marque d’humilité qu’on oserait qualifier de typiquement Bioware, qui n’a rien d’un adepte des fanfaronnades.

En face des impatients, on trouvera les raisonnables (ou les résignés, c’est selon), appréciant les efforts que Bioware fait pour donner régulièrement des nouvelles de son bébé, choisissant le N7 Day comme un anniversaire pour gratifier tous les parrains que nous sommes d’une sorte de condensé de l’année écoulée. Le tout étant de ne pas recevoir en échange de notre attente un polaroïd tellement flou que le bébé qu’il représente pourrait tout aussi bien être celui d’un autre (Que ceux qui ne connaissent pas les polaroïds demandent à leurs parents (et je n’ai pas dit grands-parents, merci…)).

Si en terme d’intensité, ce nouveau trailer spécial N7 Day n’égale pas (et n’avait de toute manière pas l’intention d’égaler) celui de l’an dernier, son contenu en revanche se révèle tout à fait satisfaisant. Quand l’an dernier, la voix du légendaire Commandant Shepard nous faisait un discours poignant sur l’humanité pionnière et annonçait aux nouveaux héros de cette saga un bon voyage vers ce qu’on supposait être la galaxie d’Andromède, cette année, Bioware nous montre que ce voyage ne sera pas de tout repos (certes, on s’en doutait…), pire encore, qu’il sera sans doute catastrophique. Les enjeux, encore flous, se dessinent doucement, entre race alien vindicative et nouveaux phénomènes physiques issu du fameux « Mass Effect ». Et comme pour faire écho à Shepard (pourtant absent de ce nouvel opus) il y a un an, ce nouveau héros semble parti pour marcher dans ses pas. Son destin sera de se dresser face à cet ennemi inconnu, de guider son équipage et de renaître en leader.

Certains diront que c’est peu. C’est sans doute vrai. Mais étrangement, ça représente déjà beaucoup.

Nintendo et l’innovation perpétuelle

Depuis plus de 6 mois maintenant, l’actualité du jeu-vidéo vibre au rythme des rumeurs et annonces concernant le projet NX, mystérieuse nouvelle machine que la R&D de Nintendo concocte dans le plus grand secret (preuve s’il en faut, n’en déplaise aux studios habitués des « leaks involontaires », qu’il est tout à fait possible de garder un projet secret, même à l’ère de la surinformation). En ce 20 octobre, Nintendo a choisi de dévoiler une courte vidéo de présentation (Environ 3,30min) dévoilant la remplaçante de la Wii U, la Nintendo Switch.

L’Adaptabilité comme horizon

La première chose qui frappe avec cette présentation aux allures de publicité pour soda habillée d’un fond sonore rock-folk, c’est que Nintendo reste le roi incontesté de l’innovation, un trône que l’entreprise truste depuis son entrée sur le marché du jeu-vidéo dans les années 80. À l’heure où Sony et les développeurs PC ne jurent que par la Réalité Virtuelle, certes mature mais encore onéreuse, où Microsoft compte sur la Réalité Augmentée pour relancer sa Xbox One, et où le mot d’ordre est d’immerger le joueur au point de le couper du monde, Nintendo prend le contre-pied de la mode en jouant la carte de la convivialité (déjà jouée avec la Wii, avec le succès qu’on lui connaît) et du nomadisme (qui ne les a jamais trahis depuis l’époque des Game & Watch).

En l’état actuel des choses, la Switch n’est autre que l’évolution logique et réussie de la Wii U, gommant ses défauts tout en apportant son lot de fonctionnalités enthousiasmantes. De base, la console se compose de deux modules principaux : Un corps de console doté d’un logement, lequel peut accueillir le nouveau gamepad format tablette. L’ensemble, un simple cube à peine plus gros qu’une Wii, semble être un vrai bijou de design à la Nintendo, discret et sans fioritures.

S’il rappelle celui de la Wii U, le nouveau gamepad made in Nintendo se révèle autrement plus fonctionnel que son aîné. L’un de ces premiers défauts était sa dépendance vis-à-vis de la console elle-même. S’il était certes possible de s’affranchir de l’écran de la télévision, s’éloigner de la console de quelques mètres suffisait à mettre un terme à la partie. À présent, il suffit d’ôter le module de son support pour bénéficier d’une console nomade. L’autre défaut récurrent était sa taille imposante fatigante à l’usage. Défaut corrigé par la conception d’un gamepad modulaire construit autour d’un écran et de deux parties détachables, lesquelles peuvent être utilisées comme manette, combo wiimote-nunchuk, ou comme deux mini-manettes indépendantes afin de jouer à deux. De toute évidence, Nintendo a encore placé l’ergonomie au cœur de la conception de ses consoles, et sa Switch promet une adaptabilité encore jamais vue pour une console.

Une partie débutée dans votre salon peut alors se poursuivre dans le métro, sur l’écran du gamepad. Fatigué de porter cet écran ? Séparez-le de ses modules de commande, posez-le sur un support et la partie continue. L’objectif affiché de Nintendo à grand renforts de références à Skyrim et à Zelda-Breath of the Wild est clair : Avec la Switch, on pourra s’adonner n’importe où et confortablement à des jeux de la qualité d’une console de salon. De quoi peut-être concurrencer les smartphones. Reste encore à transformer l’essai lors du prochain Nintendo Direct en apportant des données techniques.

Une Console encore mystérieuse

Le premier écueil que devra donc éviter Nintendo sera celui de l’autonomie, un détail qui n’aura pas échappé à ses ingénieurs et auquel ils ont certainement trouvé une parade. Depuis la Game Boy, sa section R&D n’a eu de cesse de prouver son expertise en la matière, ses consoles portables ne pouvant pas être prises en défaut sur ce point. De là à concurrencer les smartphones et leurs autonomies encore ridicules en utilisation intensive ? Difficile de répondre. N’oublions pas que le marché du jeu nomade est le premier poste de jeu-vidéo actuel et que les smartphones y sont surreprésentés. Néanmoins, Nintendo, avec ses DS et 3DS, a adopté une stratégie payante et résiste héroïquement, quand bien même la firme était-elle encore seule sur ce créneau avant l’ère d’iOS et d’Android. Seul le format imposant de son écran amovible (de la taille d’une tablette environ) pourrait représenter un handicap face aux smartphones.

Nous passerons vite sur la question du prix, à la fois légitime et inévitable. Les échecs que Nintendo a pu rencontrer au cours de son existence n’ont jamais pu être imputés à un problème de positionnement. De plus, la console n’embarque apparemment aucune technologie susceptible de faire monter les prix à un niveau spectaculaire. Nintendo saura sans doute ajuster son offre en conséquence.

Reste le point de vue technique. La console n’échappe pas l’écueil du gap technologique, avec des performances en retrait par rapport à ses concurrentes PS4 et Xbox One (à plus forte raison depuis l’annonce des modèles Neo et Scorpio). Mais Nintendo a compris depuis la Gamecube que son salut ne passe pas par la participation (vaine de toute manière) à la course à l’armement que se livrent Sony et Microsoft, mais dans l’innovation et l’ergonomie. Et si elle parvient réellement à faire tourner Skyrim (et les textures HD de sa Legendary Edition) et Zelda-Breath of the Wild (qu’on annonce en monde ouvert et sans temps de chargement), la Switch ne devrait pas avoir à rougir face à ses concurrentes, dont la puissance de calcul est appelée de plus en plus à gérer la Réalité Virtuelle plutôt que la montée en gamme des graphismes.

Avec la Switch, Nintendo espère visiblement réitérer l’exploit de la Wii avec une console hyper-modulable, capable de s’adapter aux désirs et aux habitudes de jeu de chacun. En jouant sur le terrain de ses concurrentes de salon autant que sur celui des smartphones. L’objectif est évident, on ratisse large en s’adressant à la fois aux joueurs occasionnels, avec une console polyvalente et simple d’utilisation, et au noyau dur des joueurs, avec des productions triple A (Skyrim et Zelda en tête). Les marchés ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, l’action de Nintendo ayant de nouveau fait des bonds à la perspective de la révélation de cette nouvelle console.

Évidemment, il est encore un peu tôt pour sortir sa carte bleue et précommander la dernière née des consoles Nintendo. Comme toute vidéo promotionnelle, cette annonce n’a pour but que de susciter l’envie. Il sera indispensable à Nintendo de dissiper les zones d’ombres avant de s’emporter. Néanmoins, cette vidéo clôt d’une bien belle manière pas loin d’une année d’interrogations et de rumeurs concernant les plans de la firme kyotoïte.

Un article de Guillaume Boulanger-Pouceaux

BATMAN ARKHAM KNIGHT (2015) (ps4, xboxOne)

Une année s’est écoulée depuis les événements d’Arkham City. Le Joker est mort et incinéré. La Ville de Gotham vit ses quelques moments de calme mais vous vous doutez bien que cela ne durera pas, sinon Batman devrait faire la circulation et c’est un costume pas très pratique en plein soleil. L’épouvantail, présumé mort dans le premier opus, fait sa réapparition avec une toxine de terreur encore plus puissante et menace de la lâcher dans tout Gotham. La police fait alors évacuer la ville afin d’éviter un drame, et c’est dans une cité livrée aux criminels en tout genre que le chevalier noir va mener son enquête. C’était sans compter sur l’arrivée d’un deuxième super vilain qui se fait appeler le « chevalier d’Arkham », connaît toutes les techniques de Batman et dont le but semble être la chute de la Chauve-Souris. Ce qui devait être une de ses batailles les plus épiques devient alors ce qui semblerait être sa dernière bataille.

Dire que ce dernier opus de la trilogie vidéoludique de Batman était attendu des joueurs est en dessous de la vérité. Il serait plus juste de considérer que hormis le chef d’œuvre du jeu de rôle qu’est The Witcher 3, Arkham Knight se posait comme le second « blockbuster » du jeu vidéo de cette année 2015. Qu’en est-il vraiment une fois le jeu en main ? L’expérience que nous propose Rocksteady justifie-t-elle l’attente subie et les reports de sortie ?

The Knightfall

Si il y a un élément qui a forgé la réputation des jeux Batman de Rocksteady, c’est avant tout qu’ils constituent l’une des meilleures variation sur le personnage : sombre, torturé, violent et très proche de ce que sont les comics à l’heure actuelle. Les scénarios ne laissent pas de place à la légèreté et le design des personnages concoure à cette ambiance malsaine. Cet opus ne fait pas exception à la règle : si les personnages sont visuellement les mêmes que dans les jeux précédents, la puissance des nouvelles consoles en fait ressortir tous les détails. Jamais l’épouvantail n’a été aussi effrayant. D’autre part, le suspense qui est ménagé autour de l’identité du Chevalier d’Arkham, ainsi que les nombreux rebondissements, sont plutôt prenants ; et on se pose souvent la question de savoir qui de ses ennemis pourrait connaître aussi profondément ses tactiques. Le seul bémol qu’on peut apporter est que les amateurs des comics pourront très vite, et sans trop d’efforts, découvrir son identité tant l’adaptation d’une saga célèbre est assez évidente. Ceci étant, le jeu rempli à fond son rôle de clôture en offrant un feu d’artifice final, une sorte de fiesta géante où seraient conviés les ennemis les plus emblématiques de Batman : Le Pingouin, Double Face, Catwoman et même le Joker bien qu’il soit mort. Jamais auparavant nous n’avions eu une histoire dont la fin paraît aussi incertaine et on se surprends à penser que le Chevalier Noir pourrait ne pas en réchapper.

Mais si l’histoire nous a enthousiasmés, il n’en est pas de même du gameplay qui souffre de problèmes qui gâchent l’expérience. Le jeu reprend pour une grande part les éléments qui ont fait le succès des précédents sans trop y apporter de nouveauté, hormis l’élimination furtive multiple qui permet de planifier plus efficacement les attaques lors des séquences d’infiltration. C’est d’ailleurs une nouveauté plaisante tant elle donne la possibilité de varier les approches et d’ainsi prendre beaucoup de plaisir à tendre des pièges aux ennemis. De plus, la difficulté de ces séquences a été revue à la hausse et offre une ainsi un défi à la hauteur de la dernière aventure du justicier de Gotham. La grosse innovation est celle sur laquelle Rocksteady a porté toute sa communication : La Batmobile. Et ce n’est pas anodin qu’une grande part de la publicité ait tourné autour de la présence de cette voiture mythique : ils en abusent ! Une grosse majorité du jeu se fait grâce, et autour de la Batmobile. On ne compte plus le nombre de séquences où il faut utiliser son artillerie pour se débarrasser de tanks ennemis qui nous canardent. Si c’est amusant les deux premières heures, cela devient assez vite énervant au bout de dix heures de jeu. D’autant que ces combats sont très répétitifs et qu’il n’y a que peu de variations possibles. Peut être Rocksteady aurait dû se contenter d’en mettre deux ou trois et de miser seulement sur les moments où elle sert autrement comme un combat sous-terrain où il faut en exploiter les capacités de conduite.

D’autre part, et c’est le second reproche que nous pourrions lui faire, les missions secondaires sont nombreuses mais extrêmement répétitives également. Il s’agit pour la plupart de séquences d’infiltration où nous devons éliminer un à un les miliciens présents dans la zone. Comme pour les séquences avec la Batmobile, il aurait été plus amusant de ne pas faire tout sur le même moule et de varier les expériences pour varier les plaisirs. Si The Witcher 3 offre des missions secondaires aussi intéressantes que la mission principale, c’est parce qu’elles sont toutes singulières et nous poussent à renouveler sans cesse notre approche et notre plaisir.

En conclusion, ce nouveau Batman est incontournable pour tout amateur du personnage qui voudrait passer quelques heures dans sa peau. En revanche les défauts sont nombreux et gâchent un peu le plaisir du joueur qui attendait beaucoup de cette fin de trilogie. Reste que l’histoire est en béton et qu’elle devrait vous provoquer pas mal de frissons et l’envie d’y revenir afin de mettre un terme à cette menace.