La Poupée SanglanteRésultat de recherche d'images pour "la poupée sanglante avignon"

Comédie Musicale de Didier Bailly

Et Eric Chantelauze

Mise en scène de Eric Chantelauze

D’après Gaston Leroux

Avec Charlotte Ruby, Didier Bailly

Alexandre Jérome et Edouard Thiébaut

Du 6 au 29 juillet 18

À 13h45

Au 3 Soleils (Avignon)

Créé il y a deux ans au Théâtre de La Huchette (Paris), le spectacle musical de Didier Bailly et Eric Chantelauze revient pour le festival d’Avignon 2018. Nous n’avions pas eu l’occasion de le voir à l’époque pour la simple et bonne raison que Culturotopia n’était pas encore sur les rails. Il fallait corriger cette erreur et l’occasion était trop belle. Nous voulions comprendre cet engouement autour du spectacle tiré d’une histoire de Gaston Leroux. Tout est maintenant limpide.

Nous sommes à Paris en 1923. Une série de disparitions inquiète les habitants de l’île Saint-Louis. Christine, une jolie jeune fille, va se faire engager avec son repoussant voisin Benedict chez un Comte dont la femme prétend qu’il est un vampire. La suite ne sera qu’un enchaînement de rebondissements et de révélations toutes plus surprenantes les unes que les autres.

Pour raconter son histoire, il semblerait que Gaston Leroux ait cherché à coller aux modes de son époque. On y côtoie des vampires, des sectes indiennes, des automates et des scientifiques. Gageons que l’absinthe a participé à l’écriture. Le spectacle qu’en tirent Eric Chantelauze et Didier Bailly assume pleinement cet aspect nanardesque du texte. Ils s’en amusent même ouvertement par de petits apartés dans la narration qui soulignent l’opulence d’idées. C’est malin et toujours dans le respect de l’œuvre. Le public se laisse prendre au jeu de ces rebondissements tous plus ahurissants les uns que les autres. Le tout est emballé avec une partition à la fois belle et sautillante. Ceci est une comédie et la musique va dans ce sens. On pense à Offenbach dans ses dernières œuvres en cohérence avec un monde dominé par la science et la technologie, celui des Contes D’Hoffmann ou du Docteur Ox.

Mais le spectacle ne serait rien sans son trio de comédiens et son pianiste, Didier Bailly lui-même. Ils coiffent 15 rôles différents avec une aisance déconcertante. Leur talent est tel que chaque personnage a sa physionomie et son phrasé propre. S’il n’y avait pas de narrateur pour nous placer les personnages dans l’intrigue, ils seraient tout de même faciles à identifier. Leurs qualités vocales sont à l’image de leur jeu : sans reproche.  Edouard Thiébaut nous offre même un numéro de claquette galvanisant poussant le public à applaudir en plein milieu d’un morceau.

La Poupée Sanglante mérite amplement son statut de spectacle à succès. Chaque étape de la création est soignée pour offrir au public un moment de pure gaieté, de frisson et de mystère. On espère un retour prochain sur Paris car ce genre de plaisirs, on en voudrait tous les jours.

Un Article de Florian Vallaud

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