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Une pièce de Wajdi Mouawad

Par la Compagnie Esbaudie

Mise en scène de Stéphanie Dussine

Du 6 au 29 juillet 2018

À 16h45

À l’Espace Saint Martial (Avignon)

Littoral est une pièce maîtresse dans l’œuvre du dramaturge libano-québécois Wajdi Mouawad. Elle ouvre son cycle du « sang des promesses », une réflexion sur l’identité, l’héritage familial et le poids qu’il fait peser sur les enfants. Wilfrid se retrouve avec le cadavre de son père sur les bras, et part l’enterrer dans le pays en guerre où il a longtemps vécu. Dans cette « mission », Wilfrid ne sera pas seul : Son ami imaginaire le chevalier Guiromélan et des rencontres fortuites l’accompagneront.

C’est la seconde année que la Compagnie Esbaudie propose leur version de cette pièce au festival d’Avignon. En 2017, elle faisait partie des 10 spectacles sélectionnés pour les coups de cœur de la presse du festival.

Parmi les multiples lectures possibles de la pièce, Stéphanie Dussine met un peu de côté la quête d’identité de Wilfrid et les blessures du pays en guerre pour se focaliser sur le conte initiatique. Pour se faire, les acteurs passent sur certaines scènes à la vitesse de la lumière. On peut le regretter car cela empêche l’empathie du spectateur et l’identification aux personnages. C’est d’autant plus dommage que lorsque la mise en scène laisse le temps à l’action de se dérouler, une réelle poésie se dégage du plateau et des comédiens qui l’habitent avec talent.

Littoral, c’est aussi un passage constant entre humour et drame, entre rêve et réalité. Le choix semble s’être porté sur une porosité des différents états : Le chevalier Guiromélan, fruit de l’imagination de Wilfrid, ne quitte jamais l’espace scénique même quand il se reconnecte au monde réel. Cela peut avoir pour effet de rendre la lecture difficile aux spectateurs.

Ce spectacle est globalement bon et servi par des comédiens investis. Ce sera davantage sur les positionnements de mise en scène et d’interprétations de l’œuvre qu’on pourrait débattre. Cela n’enlève rien à l’infinie poésie du texte et d’être ému aux larmes par le monologue final du père de Wilfrid.

Un article de Florian Vallaud

Réservations : 

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