Profession : Reporter (1975) Résultat de recherche d'images pour "profession reporter coffret"

The Passenger

Un film de Michelangelo Antonioni

Avec Jack Nicholson, Maria Schneider

En édition DVD, Blu-Ray et Ultra-Collector

Chez Carlotta

Les Ultra-Collector de Carlotta, c’est un événement incontournable. En l’espace de 9 éditions, la collection s’est imposée comme le rendez-vous immanquable des films à voir ou à découvrir. La sélection est exigeante, accessible et donne une nouvelle visibilité à des chefs-d’œuvre méconnus du grand public. Body Double, The Burbs, Les Années Selznick de Hitchcock,Phantom of the paradise : autant d’œuvres cinématographiques restaurées avec soin et passion par l’éditeur. Outre le fait de leur rendre des couleurs chatoyantes, ces versions haute définition sont agrémentées d’une armada de bonus et d’un livre exhaustif rédigé par des spécialistes. Le Numéro 10 vient de paraître et honore, cette fois-ci, un des plus grands films d’Antonioni : Profession : Reporter.

Produit par la MGM, et sorti en salle en 1975, ce seizième film du réalisateur italien fait figure d’œuvre majeure. Il fait partie, avec Blow-upetZabriskie Point des rares films qu’il ait tourné à l’étranger. Porté par Maria Schneider et Jack Nicholson, cette histoire de journaliste se faisant passer pour mort pour se libérer de sa vie, et adopter celle d’un parfait inconnu, réuni les thèmes chers au maître. Il y est question de liberté, bien sûr, de politique, du rapport aux hommes à la société et de solitude. Le jeu tout en intériorité de Nicholson porte à merveille ces thèmes jusqu’à un final inéluctable.

Bien que le scénario soit digne d’un Hitchcock avec cet échange d’identité et la menace qu’il implique, Antonioni y conserve son amour des plans étirés en longueur, nous faisant ressentir une certaine pesanteur au-dessus des personnages. Il y ajoute une patte visuelle résolument documentaire afin d’être cohérent avec son personnage de journaliste, allant même jusqu’à ajouter des images d’archives à son montage.

L’image est belle et Carlotta a même conservé un certain piqué significatif de la pellicule. Cet éditeur ne cède pas à la tendance qui consiste à numériser à l’extrême au risque de perdre le charme du film en celluloïd. Les bonus de l’édition et le livre qui l’accompagne, quant à eux, sont éclairant sur les différentes facettes du film. C’est rassurant de savoir que des éditeurs comme Carlotta, ou dans un autre style Le Chat Qui Fume, sont gérés par des gens qui aiment le cinéma. On attend avec impatience l’annonce du onzième numéro de cette collection. Mais, entre-temps, l’été est chargé pour l’éditeur avec d’autres éditions DVD / Blu-Ray et des ressorties en salle de films très peu vus. Mais ça, c’est une autre histoire…

Un article de Florian Vallaud

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