Un Macchabée dans la baignoire

Une pièce de Thibaut Marchand

Mise en scène par Leah Marciano

Avec Anne-Laure MAUDET, Hadrian LEVÊQUE, Aurélie CAMUS, Sophie LE CAM, Thibaut MARCHAND, Elisa PERROT

A 15h30

Au Théâtre Pixel (Avignon)

Alors que Maxime s’apprête à recevoir son nouveau rencard, une jeune flic, son ex  débarque avec un cadavre qu’elle a malencontreusement renversé en cherchant à se suicider. L’arrivée inopinée de Léo , le frère de Maxime, et Madame Gonzales, la concierge, ne va faire que compliquer un peu plus la situation.

Quand un spectacle du théâtre privé termine sa troisième saison parisienne, on ne peut que saluer la performance. Cela signifie qu’il a trouvé son public, qu’un bouche à oreille efficace s’est mis en place et qu’il parvient à remplir un peu plus la salle à chaque nouvelle représentation. Il convenait donc d’éprouver par nous-mêmes les raisons de ce succès.

Concoctée par la même équipe qui nous avait présenté le rafraîchissant En Apesanteur, Un Macchabée dans la baignoire est une comédie délirante à l’ambiance sensiblement différente. D’un postulat rappelant les classiques de la comédie de boulevard, Thibaut Marchand amène subtilement le spectateur à partager un humour noir des plus savoureux. Ce n’est pas le comique le plus facile à faire passer mais l’ensemble est plongé dans une ambiance cartoonesque qui permet toutes les folies. En bon enfant de la pop culture, l’auteur jalonne son texte de références qui font échos à la mémoire collective du spectateur. Comme cette scène de « découverte culinaire » qui évoque Les Bronzés font du ski. Les jeux de mots et les situations comique font mouche.

L’ensemble est servi par une mise-en-scène explosive de Leah Marciano. Elle mise sur un rythme effréné et sur l’énergie débordante de ses comédiens. Ils sont en osmose, heureux de partager ce texte.Le personnage de Maxime, dépassé par les événements, donne tout ce qu’il a pour se sortir de là. On se souviendra longtemps de son interprétation dingue d’un trafiquant sud-américain.  Aucun personnage n’est sacrifié et chacun a droit à son moment de « gloire ».

Un Macchabée dans la baignoire ose tout et distille son humour venimeux au gré de ses nombreux rebondissements. Il y a, dans cette association de talents, quelque chose qui rappelle les troupes cultes des années 1970 : la bande du Café de la Gare ou même Le Splendid. On retrouve cette même envie de divertir et cette énergie propre à la jeunesse. Définitivement des artistes à suivre !

Un article de Florian Vallaud

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