Deadpool 2.Résultat de recherche d'images pour "deadpool 2"

Fantastique, Comédie – USA

Réalisé par David Leitch

Avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Julian Dennison…

Sortie en salle le 16 Mai 2018

Distribué par 20th Century Fox

Après avoir assouvi sa vengeance, Wade Wilson, alias Deadpool (Ryan Reynolds), file le parfait amour avec Vanessa (Morena Baccarin) tout en poursuivant sa sanglante œuvre de salut public en écharpant les malfrats du monde entier. Recruté de force par un Colossus (André Tricoteux) en peine de X-Men, Deadpool, qui laisse une fois de plus son impulsivité dicter son comportement, échoue dès sa première mission et finit dans la pire prison à mutants qu’on puisse trouver en compagnie de Russel, dit Firefist (Julian Dennison). L’histoire aurait pu en rester là, si Cable (Josh Brolin), le tueur de mutants débarqué du futur, n’avait pas titillé l’intérêt de l’invincible mercenaire.

De tous les personnages qui composent l’écurie Marvel, Deadpool occupe une place à part. Déjà parce qu’il a pleinement conscience d’être un personnage de fiction.  Et sans doute aussi parce que la plupart des super-héros sont plutôt faciles à cataloguer, même si chaque héros a sa part d’ombre et chaque méchant sa fêlure. Deadpool, lui, avec son costume écarlate rappelant le Père Noël et son caractère plus proche du Père Fouettard, incarne une sorte d’ambivalence, un personnage qui peut avoir les meilleures intentions du monde, mais qu’il manifestera systématiquement de la pire des manières. Il y a 2 ans, Deadpool était adapté au cinéma et venait remuer l’univers poli des X-Men avec son anti-héros en quête d’une vengeance outrancièrement violente et vulgaire. Peu importait la faiblesse générale du budget ou du scénario, la surprise était alors totale et le public en redemandait. Mais passée la surprise, attendu que Deadpool 2 était annoncé comme encore plus fou que son prédécesseur, est-ce finalement toujours aussi bon ?

« Le mieux est l’ennemi du bien » dit-on parfois d’un ton péremptoire, et il est vrai que parfois, la surenchère n’est pas la meilleure piste quand il s’agit d’orchestrer une suite. Néanmoins, pour des œuvres comme Deadpool, une autre piste aurait-elle vraiment fait sens ? Pas sûr. Après tout, la surenchère est dans l’ADN du personnage, c’est donc tout naturel qu’il nous revienne encore plus… tout, en fait. Et même si l’objectif est clairement de capitaliser sur le succès du premier, le résultat n’est franchement pas désagréable. Deadpool, égal à lui-même, est toujours aussi drôle, et ses vannes toujours aussi lourdes. Le duo formé avec Cable, en dépit de sa simplicité, fonctionne plutôt bien compte tenu du sérieux excessif de ce dernier. Les personnages secondaires trouvent leur place en apportant un peu de diversité et de nuances à Wade Wilson. On regrettera juste le recours un peu facile aux répétitions et les références employées à seule fin de punchlines. Mais on ne peut pas retirer à l’ensemble son ton totalement réjouissant.

Pour les autres aspects, Deadpool 2 s’en sort avec les honneurs. Les scènes d’actions remplissent parfaitement leur office, même si les ralentis ne sont pas toujours bien exploités, comme dans la première rencontre entre Cable et Deadpool, où ils cassent littéralement l’action. Néanmoins, dans l’ensemble, ces séquences sont fluides, lisibles et nerveuses. Prenant plus encore le contre-pied du film de super-héros, Deadpool 2 renonce à une grandiloquente scène finale comme celle du premier pour un final faisant la part belle au délire et au cabotinage de Ryan Reynolds, qui décidément s’éclate sous la cagoule de Deadpool. Moins impressionnant, mais mieux maîtrisé et hilarant au possible en dépit des enjeux, forcément très artificiels. Car Deadpool 2 ne brille pas plus que son prédécesseur par son scénario, même s’il s’en sort avec ses personnages, certes, pas très forts mais en adéquation avec le ton général, qu’il s’agisse de la nonchalante Domino (Zazie Beets) ou du jeune Firefist, véritable petit con de bout en bout. On ne s’étonnera pas que Deadpool finisse par s’attacher à lui. Encore une fois donc, l’intrigue est cousue de fil blanc, mais c’est un plaisir tellement coupable qu’on ne lui en tient pas vraiment rigueur, eut égard pour la sympathie communicative de l’immortel mercenaire. Après un premier opus en forme d’essai, la suite assume pleinement son essence de pastiche loufoque.

Quiconque a apprécié le premier épisode adhérera sans peine à sa suite, laquelle adresse joyeusement un doigt d’honneur aux hermétiques. Deadpool continue son innocente entreprise de dynamitage de la franchise X-Men, se moquant de tout et de tout le monde. Et finalement, c’est pour ça qu’on l’aime.

Un article de Guillaume Boulanger-Pourceaux

 

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