La Femme rompueHEBERTOT_FemmeRompue_400x600.jpg

D’après un texte de Simone De Beauvoir

Avec Josiane Balasko

Mise en scène : Hélène Fillières

Au théâtre Hébertot

Depuis le 15 Février 2018

Du Mardi au Samedi à 19h

C’est notre deuxième pièce au théâtre Hébertot en l’espace d’un mois. Après le touchant Les Inséparables avec Valérie Karsenti et Didier Bourdon (toujours à l’affiche et dont vous pouvez lire la critique ici), c’est au tour de La Femme Rompue avec Josiane Balasko de passer à notre grill critique. Tiré d’un monologue de Simone de Beauvoir, le spectateur va vivre une nuit du nouvel an avec une femme qui cherche le sommeil avant de retrouver le lendemain son ex-mari. Détruite par les hommes, elle va soliloquer autour de ses désillusions et de sa sombre vision du monde qui l’entoure.

Voir Josiane Balasko interpréter un rôle fait partie des petits plaisirs que la vie peut vous offrir. Rares sont les actrices qui parviennent à transposer sur scène les subtilités du jeu cinématographique, plus intérieur et dont la voix n’est pas projetée en vue d’être entendue partout. Seule Fanny Ardant avait réussi ce tour de force dans l’enthousiasmant Croque-Monsieur. Catherine Jacob s’y était cassée les dents, et on ne reparlera pas de Anne Parillaud, on tient à rester polis.

C’est d’autant plus compliqué de tenir la scène durant une heure avec, pour seul compagnon, un matelas orange. Le seul point d’accroche du public est le texte et la comédienne qui l’interprète. On tend l’oreille, on est attentifs et en tension. Elle nous narre son histoire par petites touches, des pièces d’un puzzle qui se rassemblent peu à peu pour former la vie compliquée d’une femme. On la trouve d’abord énervante puis elle devient touchante. Josiane Balasko navigue à merveille sur la gamme des sentiments. Elle paraît transcendée par le personnage et ne le quitte que pour les saluts, la mine éreintée de celle qui a beaucoup donné.

Cependant, la pièce souffre d’un rythme lent, héritage de son statut de texte littéraire et non théâtral. On peut y trouver une certaine monotonie heureusement compensée par le talent de Josiane Balasko. Mais il convient de s’accrocher un petit peu tant ce genre de texte trouve une résonance évidente à notre époque.

Un article de Florian Vallaud

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