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Horreur – Irlande

Réalisé par Brian O’Malley

Avec Charlotte Vega, Bill Milner, Eugene Simon

Sortie en salles prochainement

Edward et Rachel sont jumeaux. Liés par un terrible secret de famille, ils sont condamnés à vivre dans la propriété héritée de leurs parents décédés, un immense manoir délabré, où ils doivent se plier aux règles des inquiétants pensionnaires du sous-sol. Mais la rencontre entre Rachel et Sean, jeune soldat de retour de la guerre, met en péril le fragile équilibre de la fratrie. Mais peut-être est-ce aussi la porte de sortie dont Rachel a besoin pour échapper à son destin funeste.

Le film d’épouvante gothique est sans doute le premier genre du film d’horreur, sans doute parce que les premiers films d’horreur étaient pour beaucoup des adaptations de romans du même genre. Des films comme Nosferatu, Dracula ou Frankenstein en ont posé les bases, et des studios comme la Hammer en ont même fait leur spécialité au point d’en définir les codes, lesquels n’ont pas vraiment changé depuis. Le décor : un manoir immense, généralement à l’abandon et perdu dans la lande, britannique le plus souvent. Les personnages : d’inquiétants châtelains reclus débarqués de l’époque victorienne. L’histoire : elle tient généralement à la nature du secret qui habite les personnages, les châtelains susnommés généralement, et le suspense tire sa force de la capacité du réalisateur à manipuler son auditoire.

De ce côté-là, The Lodgers respecte son cahier des charges avec un certain talent, du côté du décor principalement. Le manoir tout d’abord qui, s’il ne fait pas montre d’une architecture très fouillée, se révèle suffisamment délabré et moisi pour qu’un simple jeu de lumières en fasse un décor assez inquiétant. Si on lui ajoute le parc hirsute abritant un petit cimetière abandonné et le lac si paisible qu’il ne peut que dissimuler des faits bien inavouables, on obtient un décor de cinéma gothique classique mais très convaincant, voire même magnifique par moment. L’ambiance est posée, et ma foi plutôt bien posée, mais c’est à peu près tout.

Si l’interprétation ne souffre pas vraiment de défauts non plus, certains personnages ne sont manifestement là que pour servir de liant entre les personnages principaux, et une part du scénario s’attarde sur des morceaux d’histoire inachevée qui ne leur apporte pas vraiment d’épaisseur. Malgré tout, chacun se montre plutôt convaincant dans son rôle. Charlotte Vega rayonne, Bill Milner campe très bien la folie poisseuse qui couve dans le manoir et Eugene Simon tient à merveille son rôle de jeune soldat que la guerre a brisé, tant physiquement que psychologiquement. Le hic, c’est sans doute que le triangle malsain qui se noue entre tous ces personnages soit si facilement éventé. Comme la plupart des films du genre, The Lodgers adopte un rythme lent, ce qui n’est pas un mal pour qui aime se laisser envoûter par l’ambiance de ce genre de film, mais il y a fort à parier que la réflexion du spectateur progresse plus vite que le film. Et ce n’est pas sa conclusion sans surprise qui saura rattraper l’ensemble.

The Lodgers ne restera vraisemblablement pas dans les annales. S’il respecte à la lettre les codes du genre, il le fait sans enthousiasme aucun. Son ambiance envoûtante ne suffit pas à rattraper son scénario sans relief. On ne passe pas un mauvais moment, mais nul doute qu’il sera oublié dès la sortie de la salle.

Un article de Guillaume Boulanger-Pourceaux

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