The Last girl (The Girl with all gifts).

Thriller-Horreur R.U. (2017)

Réalisé par Colm McCarthy

Distribué par La Belle Company

Sortie en salle le 28 Juin 2017

Dans une base militaire perdue dans la campagne anglaise, des savants s’évertuent à faire la classe à une bande d’enfants contaminés par un pathogène les transformant en zombies cannibales. Au milieu de ces enfants presque apathiques, Mélanie petite fille en apparence curieuse et éveillée détonne.

Le propre du zombie, c’est de revenir. Depuis sa remise au goût du jour par des œuvres telles que The Walking Dead, le zombie en a vu de toutes les couleurs. Marcheur putréfié, coureur ensanglanté, coincé dans un immeuble, déambulant dans les coursives d’une base, parfois même venu de l’espace, débile, pensant, et même émouvant… même les animaux s’y sont mis. Autant dire qu’on en arrive à se demander quelle sera la prochaine idée des producteurs pour tenter de nous surprendre (en bien ou en mal).

The Last girl ne prétend pas révolutionner le genre, loin de là. L’angoisse ne monte que modérément. Les zombies courent, meurent d’une balle dans la tête et mordent comme des chiens enragés, jusque là, rien de nouveau (mais est-il besoin de changer cette mécanique ?). Néanmoins, il est indéniable que son propos se démarque de la majorité de ses prédécesseurs. Lorsqu’on parle de zombies, il y a en général deux écoles. La première consiste à ne pas expliquer l’origine de l’épidémie zombie. The Last girl appartient à la seconde catégorie, celle qui cherche à y trouver une explication. Pour une fois, la réussite est indéniable, tant du point de vue de l’originalité que de la crédibilité. Et non contente de nous offrir une explication qu’on avait encore jamais vue et qui tienne la route, l’histoire écrite par Mike Carey nous offre en plus un final d’un pessimisme achevé comme on en voit encore plus rarement. Ajoutant à cela des décors criants de réalisme, plus particulièrement une Londres magnifiquement mise en images, envahie par une abondante végétation héritée des zones abandonnées telle que Prypiat (Ukraine) où l’équipe a eu l’occasion de se rendre en repérage (entre autres).

On peut juste regretter que les relations entre les personnages n’aient pas subi de traitement aussi rigoureux, tout comme on pourra douter de l’intérêt de faire la classe à une bande de zombies. Certes observer leur comportement et leurs facultés peut sembler d’un intérêt certain, mais cet intérêt se perd dès lors qu’on les sait voués à la dissection. De la même manière, le scénario tourne autour de la relation particulière entre la jeune Mélanie (Sennia Nanua) et Helen Justineau (Gemma Arterton), un point qui fait lien entre début et fin, mais se trouve parasitée par celle entretenue par Mélanie et le docteur Caldwell (Glenn Close), qui crève littéralement l’écran et relègue Justineau au rang de rôle secondaire (ce qu’elle n’est pas censée être). On peut au moins saluer l’effort de boucler ces arcs de manière satisfaisante. On ne peut pas en dire autant des liens noués avec le sergent Parks (Paddy Considine) et Gallagher (Fisayo Akinade), qui nous laissent un peu sur notre faim.

Ne gâchons pas tout. Même si on peut lui reprocher de ne pas être assez angoissant et original dans les situations qu’il met en scène, The Last girl n’en est pas moins une bouffée d’air frais dans la putréfaction qui semblait s’être emparé de l’univers des films de zombies. Intelligent dans son concept et non dénué d’une philosophie environnementaliste souvent négligée, les amateurs du genre ne devraient pas le laisser passer.

Un article de GBP

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