Cigognes et compagnie (2016), film d’animation américain 

Réalisé par Nicholas Stoller et Doug Sweetland

Sortie en salles le 12 octobre 2016

Depuis l’aube de l’humanité, les cigognes avaient la responsabilité de livrer leurs bébés aux humains. Mais cette époque est révolue. Travaillant à présent pour Cornerstore.com, un immense magasin en ligne, elles ne livrent plus que des marchandises de moindre importance. 18 ans après ce changement radical, Junior, le meilleur livreur de l’entreprise, et l’orpheline Tulip se retrouvent avec un nouveau bébé à livrer avant la fin du week-end et dans le plus grand secret.

Tombé du ciel

Noël commence à poindre à l’horizon. Les signes ne trompent pas. Les jouets reviennent hiverner dans les grands magasins et les films d’animation fleurissent dans nos cinémas. Cigognes et compagnie constitue l’avant-garde de cette saison 2016, coupant l’herbe sous le pied de Dreamworks et ses Trolls chevelus et Ma Vie de Courgette primé à Annecy (Tous deux seront chroniqués la semaine prochaine). Face à ces deux concurrents, la Warner avaient peut-être intérêt à s’accorder une semaine d’exploitation d’avance, d’autant que la plupart des films d’animation encore en salles arrivent en fin d’exploitation.

Pourtant, les cigognes de Nick Stoller (Nos Pires voisins 1 et 2) et Doug Sweetland (Presto, Nominé pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2009) ont de quoi opposer une artillerie détonante. Sous ses thèmes dans l’air du temps un peu faciles (l’emprise grandissante des sites marchands entre autres), Cigognes et compagnie est avant tout un immense cartoon d’1h20. Y rechercher un sous-texte serait absurde. Mais là où un Ratchet and Clank tentait d’évoluer dans la même catégorie et essayait de toutes ses forces d’être drôle sans jamais y parvenir, Cigognes et compagnie enchaîne gags et digressions à un rythme soutenu, et rares sont ceux qui tombent à plat (Mention spéciale à la délirante meute de loups). Avec ce film, la Warner perpétue l’une de ses traditions, celle du cartoon à l’ancienne.

En définitive, Cigognes et compagnie est un divertissement à l’habillage kawaï qui ravira les enfants sans pour autant ennuyer les parents. À moins d’être totalement hermétique aux bébés et à leur côté mignon tout plein, on dépassera ses relatives faiblesses pour se rendre compte qu’il n’y a aucune raison de passer à côté de ce « petit » film réjouissant.

Un article de Guillaume Boulanger-Pourceaux

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