Au Musée des Arts ludiques (Paris 13)

du 14/10/2016 au 05/03/2016

Ouvert depuis bientôt trois ans, le musée des Arts Ludiques offre chaque année des expositions de grande qualité tant dans le fond que dans la forme. Après le studio Pixar, l’univers Marvel et plus récemment le studio Blue Sky, c’est logiquement au tour des animateurs du géant américain Disney d’être présentés aux amateurs de tous horizons. Et encore une fois, intérêts artistique et pédagogique sont au menu d’un parcours enthousiasmant.

Regroupées autour du thème du mouvement, les quelques 400 œuvres, présentées dans l’ordre chronologique, nous en apprennent beaucoup sur ce qui fait la particularité du petit studio producteur de cartoons devenu mastodonte de l’animation. Le mouvement est en permanence au cœur de son travail. On y voit notamment la constance avec laquelle ses animateurs cherchent à reproduire au mieux la gestuelle et la façon dont bougent la nature et les animaux. Il est impressionnant de noter comme de simples dessins de travail ou quelques storyboards figés parviennent à retranscrire fidèlement des séquences animées qui nous sont familières. Il n’est presque jamais essentiel de voir la scène finalisée pour en saisir la mécanique du mouvement. Nous ne saurions trop attirer votre attention sur quelques exemples éloquents, notamment le storyboard des 101 dalmatiens déroulant l’intégralité de la course-poursuite finale ou celui de la transformation finale de la bête dans La Belle et la bête.

Cette exposition est aussi l’occasion de retracer l’histoire d’un studio qui a su évoluer au fil des années. Les différents styles graphiques et les recherches artistiques sont mis en avant par des textes clairs et concis. Des « peintures animées » de Blanche Neige aux modélisations numériques de Zootopie, en passant par le fusain des années 70, les différentes ères traversées par le studio et leur résonance avec les tendances picturales caractéristiques de l’époque nous sont révélées. Il est par ailleurs amusant de noter que certains dessins préparatoires de personnages jugés inadaptés pour un film peuvent ressurgir pour un autre quelques années plus tard.

On peut passer plusieurs minutes à scruter tous les détails d’un crayonné ou d’une aquarelle, et la fibre nostalgique y vibre de la plus belle des manières. « Walt Disney, le mouvement par nature » est une belle exposition qui nous rappelle l’irremplaçable contribution d’un studio dans l’évolution technique et esthétique de l’animation au cinéma. Une fois encore, le musée des Arts Ludiques est un passage incontournable de l’année culturelle pour tout amateur d’art.

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